Le groupe Tamala (« voyageurs ») explore, à l'image de son nom, les infinies possibilités de la rencontre entre les instruments et les univers musicaux du trio. Guidés par une alchimie musicale naturelle, les musiciens de Tamala naviguent sans effort entre tradition et renouveau, force et subtilité, rêve et réalité.
Sur leur troisième album Diboli, Tamala s'affirme officiellement comme un quatuor avec l'arrivée du joueur d'harmonica et guitariste Olivier Vander Bauwede en renfort.
Diboli, le village situé à la frontière entre le Sénégal et le Mali d'où sont originaires les ancêtres de Mola Sylla, symbolise le lien avec le passé. L'album est donc un hommage à tous les musiciens dont les noms ont souvent disparu de la mémoire de l'histoire, et qui ont chacun contribué aux riches traditions musicales de l'Afrique de l'Ouest. Par extension, il représente tous les ancêtres qui ont contribué à leur manière au développement de l'humanité. C'est cette connexion spirituelle avec le passé dans un contexte contemporain que chaque note de l'album exprime.
Musicalement, Tamala montre ici sa facette la plus polyvalente. Il y a bien sûr la voix puissante de Mola Sylla. Non seulement il vous laisse sans souffle jusqu'à la toute dernière note, mais il vous surprend également avec une gamme étonnante d'instruments faits maison. Le virtuose de la kora Bao Sissoko se distingue non seulement en tant que soliste doué et doté du sens du groove, au même titre que compositeur. Au violon, la polyvalente Wouter Vandenabele apporte une touche européenne contemporaine, tandis que Olivier Vander Bauwede confère une ambiance bluesy grâce à son harmonica, faisant de Tamala bien plus que la simple somme de ses parties.