Le récital de clôture tourne autour de quinze ans de Beethoven. La Sonate précoce n° 1, opus 12 en ré expérimente avec la forme et l’abondance thématique. La sonate surnommée Frühling rompt avec le modèle traditionnel en trois parties et élargit le registre expressif de la sonate pour violon. Met Opus 96, écrit en 1812, Beethoven puise dans un autre tonneau : le ton est maintenant sobre, équilibré, avec un sous-courant pastoral. Pas d’héroïsme ou de théâtralité ici, mais une concentration brûlante : ce Beethoven n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit à personne, il convainc sans effort avec clarté et nuance.