Face à la fascisation galopante du monde, Rébecca Chaillon insuffle un nouvel imaginaire avec une fable de science-fiction où survie rime avec magie. Après Plutôt vomir que faillir largement salué dans notre maison en 2024, Rébecca Chaillon inscrit sa nouvelle création en écho et en référence au roman culte d’Octavia Butler La Parabole du semeur dans lequel on suit une adolescente qui invente sa propre religion pour survivre dans un monde dévasté. Un geste que l’artiste a eu envie de prolonger. J’ai la foi magique, et c’est une de mes stratégies en tant que noire, grosse, femme, gouine vieillissante et nullipare, dit-elle. En cherchant à dynamiter les mécanismes d’exclusion, Rébecca Chaillon forge de nouvelles mythologies tournées vers des représentations queer nourries d’astrologie et de superstitions. Elle propose un récit où les corps gros, racisés, queer peuvent simplement exister, délivrés des injonctions normatives. La Parabole du Seum tient de la performance enthousiasmante et de l’acte de résistance pour déplacer les regards et, surtout, rêver différemment. Les récits abordés font référence à des violences grossophobes, queerphobes, racistes, transphobes, sexistes et sexuelles. Ce spectacle comporte des scènes de nudité et utilise de la fumée. Rébecca Chaillon est artiste associée au Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Coproduction Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Coprésentation Kaaitheater
En résumé Rébecca Chaillon crée un monde où il faut inventer pour survivre. Elle mélange récits, révoltes et magie. La pièce fait de la place à des corps souvent exclus des normes. Elle nous aide à envisager le monde autrement