Pelleas&Melisande&Pelleas - Leue – Frank Focketeyn | Rashif El Kaoui
ven. 25 sept. 2026 · 20:00
Westrand - Cultuurcentrum Dilbeek, Dilbeek
€14–24
Dimitri Leue s'aventure avec beaucoup de plaisir dans l'art de la séduction courtoise de Maurice Maeterlinck et pousse Frank Focketyn et Rashif El Kaoui dans l'armure de l'amour.
Les courtisans, Pelléas et Golaud, cherchent en vain dans une forêt la belle Mélisande et ne trouvent que l'un l'autre dans un degré supérieur de l'amour. Ils tournent comme des cerfs en rut les uns autour des autres et traitent le public à une gamme de sentiments. Y a-t-il un plus grand fou qu'un amoureux ?
« N'est-ce pas trop sombre sous cet arbre ? Ici, nous ne pouvons pas voir à quel point nous sommes heureux. »
Deux acteurs de race culbutent légèrement à travers cette histoire d'amour courtoise, où la menace n'est jamais loin non plus.
Pelleas : Tu ne me verras plus jamais.
Melisande : Je te verrai toujours. Je te chercherai toujours.
Pelleas : Je serai si loin que tu ne pourras plus jamais me voir.
Melisande : Pendant un instant, j'étais ton monde. Que suis-je maintenant ?
Toen Maurice Maeterlinck en 1911 a gagné le prix Nobel de Littérature, le jury a mentionné que c'était principalement pour ses pièces de théâtre. « Caractérisé par une abondance d'imagination et de raffinement poétique. »
Dimitri Leue a retraduit le texte du Gantois depuis le français. Les soupirs romantiques et le flirt répétitif avec le danger sonnent encore plus pointus en néerlandais.
« Je ne te touche pas. Peut-être un tout petit peu avec mes yeux. Mais mes doigts ne regardent pas avec. »
Pelleas&Melisande est un conte merveilleux pour adultes sur une relation amoureuse interdite, la jalousie et la mélancolie. Le texte a inspiré beaucoup de compositeurs : Debussy, Schönberg, Sibelius et Fauré ont mis cette pièce de théâtre symboliste en musique.
Antoon Offeciers adapte certaines de ces compositions et leur donne un son et une sensation jazzy. La musique est apportée en live par Antoon, Tim Vandenbergh et Karel De Backer. Les costumes sont cousus ensemble avec du fil de soie par Lynn Wauters.
Golaud : Je regarde tes yeux. Les fermes-tu parfois ?
Melisande : Habituellement la nuit.