L'art de disparaître, en direct dans De Bijloke
Mark André laisse dans « ...selig ist… » rien à l'imagination : ici, le son s'effrite en direct devant vos oreilles. Jan Michiels donne forme à une partition qui était autrefois réservée exclusivement à Pierre-Laurent Aimard, mais qui peut enfin sortir dans le monde. Micro-tons glissants et résonances qui s'effritent traversent l'espace comme des souvenirs fugaces. Le SWR Experimentalstudio y dépose un réseau très fin de pistes sonores berlinoises manipulées : du matériel qui disparaît au moment où vous pensez le reconnaître. « ...selig ist… » est une méditation concentrée sur ce qui tombe, mais peut-être plus encore sur ce qui reste accroché après.