La violence est-elle jamais justifiée ?
Met Boze Geesten plonge à nouveau dans l'univers de Dostoïevski et complète son quatuor. Autrefois un roman politique de 700 pages et maintenant un spectacle théâtral tourbillonnant de 100 minutes : pointu, plein d'esprit et troublant d'actualité.
Le cadre ? Ça bouillonne dans une ville de province apparemment calme. Une jeune génération se sent étouffée par de vieilles structures et veut réinventer le monde. C'est de tous les temps. Polarisation, radicalisation, aveuglement idéologique… tout cela semble étrangement familier. La révolution est dans l'air. De grandes idées se bousculent. Foi, pouvoir, nihilisme et liberté… tout cela passe en revue. Grands mots héroïques, phrases pleines de détermination… ils sont portés par le doute, le chaos, l'incertitude.
Ce qui suit est une comédie amère et ironique sur des gens qui se perdent dans leurs propres convictions. Des idéalistes autoproclamés se heurtent à leurs limites. Le fanatisme flirte avec la folie. Et la question continue de ronger : que faire si vous voulez tout démolir, mais que vous ne savez pas quoi mettre à la place ? Les réponses sont emballées dans un théâtre d'ensemble crépitant. Léger et profond. Ironique et existentiel.
Une version théâtrale impressionnante de Boze Geesten de Dostoïevski allie une légèreté presque insupportable à une fatalité inéluctable. – dans Theaterkrant
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